Blanc comme neige...

Le blog d'un terrien en 2067, rédigé depuis une cité enterrée sous la glace et la neige, à une époque bouleversée par les changements climatiques.

12 décembre 2007

Je suis venu te dire...

C'était prévisible.

A vrai dire, si tu me lis régulièrement, tu le savais déjà. Que ça arriverait. J'avais laissé des indices, ici ou . Voire même ici.

Tu sais, dans la vie, y'a deux choses qui peuvent déterminer tes choix : ta tête, et tes tripes. Mais contrairement à ce que les gens pensent, faut pas écouter ta tête tant que ça. Ouais, bien sûr, ça peut sembler plus raisonnable, plus intelligent, plus rationnel. Mais si tu renies les envies que te dictent tes tripes, tu ne seras jamais heureux. Ta vie ne sera que frustration, remords et regrets. Alors moi j'écoute mes tripes, qui ont une voix qui ressemble à celle de mon défunt oncle.

Je me barre.

Je rends mon appart du bloc D. Je rends mon tablier à boss. J'arrête de raconter ma vie ici, aussi. Simplement parce que ma vie ici, elle s'arrête.

Je me barre.

Je me barre, à l'autre bout du monde, et depuis que je l'ai décidé tu peux pas savoir comme je me sens mieux. Je te remercie énormément. Pour tes visites, tes commentaires, ton assiduité. Franchement, j'ai ouvert ce blog il y a un an et demi, et ça m'a fait un grand plaisir de partager un peu de ma vie des galeries sur cette page. Bien sûr, tout reste en ligne.

Moi je claque la porte... vers ailleurs.

Sven Thomasson Vërgson
12ème jour de Décembre 2067

PS : ce blog devait me permettre de créer un décors pour raconter une histoire. Celle-ci n'a jamais dépassé trois pages, mais je te la file quand même, en guise de cadeau d'au-revoir...

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11 décembre 2007

L'entretien final

« Monsieur, votre CV est particulièrement intéressant… »

C’est comme ça qu’a commencé l’entretien d’Hurley. Comme ça qu’il me l’a raconté, en tous cas.

« Votre profil correspond tout à fait à ce que nous recherchions. Il y a beaucoup de points qui jouent en votre faveur. »

Forcément, ça lui a gonflé le cœur, à Hurley. Ma foi, ça se comprend : ça faisait un bail qu’on lui avait pas dit des choses comme ça. Mais tu connais Hurley, il est pas trop du genre optimiste. A ce moment-là, malgré son énorme envie d’avoir ce job, il s’est dit que c’était trop beau pour être vrai. La moue de la bonne femme des ressources humaines a confirmé ses craintes.

« C’est pourquoi je suis tellement désolée, Monsieur. J’aimerais réellement pouvoir vous embaucher, mais hélas on ne peut pas toujours faire ce qu’on veut dans la vie. La conjoncture pour notre société n’est pas idéale, c’est un peu compliqué en ce moment. Il y a eu des restructurations, des problèmes de budget… »

Hurley a alors commencé à se tortiller sur sa chaise : il est un peu comme moi, Hurley, il aime pas trop tourner des heures autour du pot. Elle l’a compris.

« Je suis désolée, Monsieur, mais je crains qu’on ne puisse poursuivre plus avant. Bien entendu, nous resterons en contact, et je n’ai nullement le désir de perdre un candidat tel que vous ! Bien qu’à mon avis, votre CV est si intéressant qu’il est peu probable que vous restiez sans emploi encore longtemps… »

Si elle avait su combien de fois on la lui a servi, cette réplique, à Hurley ! Si elle avait su depuis combien de temps ça dure ! Si elle avait su… si elle avait su elle aurait fermé sa gueule, je pense. Et Hurley de conclure son récit par une remarque pessimiste, certes, mais qui sonne plutôt juste :

« Tu sais ce qui me déprime le plus dans l'histoire, Sven ? C'est qu'elle était absolument sincère. Et que je suis presque certain que dans trois mois la boîte recrutera un imbécile bien moins compétent que moi… »

Que voulais-tu que je lui réponde ? Je ne sais pas toi, mais en écoutant son récit j’ai personnellement eu une oppressante sensation de déjà vécu…

Sven Thomasson Vërgson
11ème jour de Novembre 2067

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09 décembre 2007

Humour défensif

« Vërgson !
- Oui Boss.
- Aujourd'hui c'est la deadline pour le projet NOZE. Comment tu es ?
- Je suis sur ma chaise, boss.
- Cette misérable réplique signifie-t-elle que tu es prêt ?
- Non, elle signifie que je suis assis. »

C’est une sorte de mécanisme de défense.

J’ai appris, avec le temps, que l’humour peut être une excellente arme, ou une excellente protection. Même contre quelqu’un qui n’a pas vraiment d’humour. Ceci te permettra ainsi de comprendre pourquoi, même dans les pires situations, j’essaie de garder un ton léger et une petite vanne sous le coude. Même si elle est pourrie. Un mécanisme de défense, je te dis.

C’est naturel. Le poulpe expulse un opaque écran noir pour masquer sa fuite ; la tortue se réfugie dans sa carapace ; le hérisson se roule en boule, piques dehors ; les anémones empoisonnent les poissons qui les touchent ; la rose possède des épines. L’être humain roule des mécaniques pour impressionner tel le lion de la savane, joue le rigolo de service pour casser net l’animosité tel le poisson-clown (ah ah), ou tente d’inspirer pitié et larmes tel l’oignon. Même si dans le cas de l’oignon il faut bien avouer que comme mécanisme de défense, ça arrive un peu tard.

« Et le bon de livraison, il est où ce putain de bon de livraison ?
- Dans ton cul boss, dans ton cul… »

Si ça marche ? Bien sûr ! Il me pourrirait deux fois plus si je lui répondais simplement que je l’ai pas encore édité. A me faire la gueule pour mon humour tout naze, il en vient à devoir passer au second plan ce que j’essaie de masquer. Même dans ta vie privée ça marche, tu verras. Enfin… si je peux me permettre un conseil, évite le « dans ton cul » : dans l'intimité c’est quand même un peu vulgaire…

Sven Thomasson Vërgson
9ème jour de Décembre 2067

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07 décembre 2007

Perdu

C’est la scène classique du cinéma policier : le meurtrier commet son forfait, et tente ensuite de se débarrasser du corps de la façon la plus permanente et la plus discrète possible. Certains sont très imaginatifs, et les stratagèmes vont des plus simples aux plus compliqués : le découpage en morceaux pour la mise au frigo, le bain d’acide dans la baignoire, l’enterrement au fond du parc public, les pieds dans le béton au fond du canal… bref, c’est toujours assez capillotracté. Alors que tout le monde sait bien que, pour faire disparaître quelque chose corps et biens dans la vie réelle, il suffit de le confier aux bons soins de la Poste.

« Perdu ? Comment ça perdu ?
- Ben on ne sait pas où il est.
- Ah oui. Perdu, donc. »

J’ai horreur de ça. S’énerver sur la pauvre fille au guichet n’est même pas utile – en plus d’être mesquin et un peu inhumain – alors que la seule chose dont tu as envie à ce moment-là c’est de filer un coup de boule au premier venu. Mais tu ne peux pas. Ton seul recours, c’est de faire une réclamation, qui va permettre d’ouvrir une enquête interne, durant laquelle ils vont chercher ton colis perdu sans le retrouver. Tu sais où il est ton colis, au final ? Dans ton cul, tout juste.

Et puisqu’on parle de trou noir, je me demande si la Poste ne ferait pas mieux d’embaucher quelques astrophysiciens, histoire de vérifier ses entrepôts…

Sven Thomasson Vërgson
7ème jour de Décembre 2067

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05 décembre 2007

Remonter le temps

Je mélange prestement le sucre et les oeufs, tandis que le beurre se liquéfie. La tablette de chocolat est là, prête à fondre. Dans ce bol, des noisettes que j'ai pilé moi-même : les noisettes déjà pilées qu'on trouve dans le commerce sont presque en poudre, et moi j'aime bien les gros morceaux. La recette du brownie au chocolat n'a rien de compliqué : j'y ajoute même un ou deux trucs à moi - comme ces éclats de caramel - histoire de dire que je travaille vraiment. J'ai hâte d'y goûter, une tasse de café noir dans l'autre main. Et d'ainsi voyager dans le temps.

J'anticipe déjà : je revois cette longue marche dans la neige, à la surface, mes raquettes aux pieds. Je revois ce temps splendide, ce ciel bleu limpide, et ce pique-nique. Je nous revois assis sur cette couverture de survie, fine comme du papier aluminium, à nous passer le thermos de café bouillant et le tuperware rempli à craquer de carrés de brownie. Je souris.

Je sais pas trop si ça te fait ça, à toi, mais certains plats me servent de machine à remonter le temps, fortement liés à un évènement, une personne ou un lieu. C'est une relation intime avec la recette, un code à soi, une clef unique qui ne marche que sur toi. Parce que déguster un morceau de brownie, pour toi, ça n'aura jamais le même effet que quand mes papilles dégustent "ça".

Et je me rends compte qu'à force de parler de moi, je vais trop loin. J'en dis trop. Tout ça, c'est à moi. Je vais aller vérifier la cuisson de mon brownie, et me faire mon petit voyage en égoïste. A chacun son petit jardin secret... ou plutôt, sa petite cuisine privée. Personne n'a besoin de savoir où je vais quand je mange une fondue au fromage, quand je fais moi-même une pizza, ou quand je déguste des raviolis chinois...

Sven Thomasson Vërgson
5ème jour de Décembre 2067

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03 décembre 2007

Débat d'idées

« Tu sais Sven, une femme, il ne faut pas chercher à la comprendre ! Il faut juste savoir l’apprécier. C'est comme le ciel bleu : tu l’apprécies, tu ne cherches pas à savoir pourquoi il est bleu.
- Mouais, enfin déjà si la femme est bleue c'est que tu tapes un peu trop fort…
- T’es vraiment lourd quand tu t’y mets, tu sais ? »

J’aime bien faire chier HD en général, mais quand il se lance dans ses réflexions métaphoriques ou poétiques, en bon asiatique qu’il est, ça me fait encore plus plaisir de lui casser les burnes.

« Moi qui croyais que tu étais amateur de Nature, mon bon Sven ! Comment tu fais pour ne pas être sensible à ces images ? La femme est une beauté naturelle, c’est un ruisseau en forêt, un vol d’hirondelles, un rayon de soleil qui se perd dans l’écume d’une vague…
- Oui, enfin je te rappelle quand même que la Nature, de nos jours, elle est froide et hostile. Pour ne pas dire stérile. Et avec les températures qui descendent si bas sous zéro, je la mets au défi de me faire bander, ta dame Nature.
- Tu es consternant, Sven.
- T’es sympa, Hurley se serait arrêté à la première syllabe. »

Oh, ouais, je sais ce que tu te dis. Mais faut qu’il s’y fasse, notre bon Huong-Duong : ses jolies métaphores, ça fait peut-être sourire les filles, mais c’est pas ce qui les mettra dans son pieu. C’est pas de bol et c’est malheureux, mais les gonzesses préfèrent les types comme moi.

T’as qu’à te dire que je fais une bonne action :
sauve un célibataire, casse du romantique !

Sven Thomasson Vërgson
3ème jour de Décembre 2067

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30 novembre 2007

Papillon de nuit

« Tu vois Hurley, moi je les aime bien, ces papillons. »

On était tous les deux dehors, rentrant à pied d’une soirée chez HD. Nos poings profondément enfoncés dans les larges poches de nos manteaux, nous déambulions dans les galeries souterraines de notre bonne vieille citée, le nez levé comme si nous regardions le ciel. En vrai, nos yeux ne voyaient que les réverbères basse consommation et les loupiotes des traverses de secours, mais on contemple les étoiles qu’on peut, pas vrai ?

« T’es vraiment un gars bizarre. Ils ne sont même pas beaux, tes papillons de nuit. »

Je t’en parle souvent, de ces papillons, et pour cause : ils sont omniprésents dans les galeries. C’est vrai qu’ils sont moches, qu’ils ne volent pas droit, et qu’ils donnent l’impression de tituber de réverbère en réverbère comme un poivrot faisant la tournée des bars. Ils s’enivrent de lumière puis s’approchent de la prochaine flamme, hésitants mais obstinés, maladroits mais téméraires, prêts à se brûler les ailes. Comme l’humain que tu es, en quête d’un bonheur aveuglant que tu n’atteints jamais vraiment.

« Toi qui les aimes tant, Sven, tu peux m'expliquer un truc ?
- Oui, quoi ?
- Si ces putains de papillons aiment tellement la lumière, pourquoi ne vivent-ils pas le jour ? »

Sacré Hurley. Il m’étonnera toujours, avec son petit côté rationnel de scientifique de magazine. J’ai laissé passé un petit instant, marchant en silence à ses côtés, observant l’un de ces insectes se cogner contre la bulle de plexi de son mini-soleil, et rejoindre de dépit l’astre suivant, cinq mètres plus loin. La réponse m’est alors apparue, lumineuse.

« Tu sais quoi Hurley ? Un papillon de nuit, c’est réaliste. La grosse ampoule, le jour, elle est vaaaaaachement trop loin... »

Sven Thomasson Vërgson
Dernier jour de Novembre 2067

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29 novembre 2007

Autant en emporte le vent

" En partant planter la tente par temps terne, tu t’es montré entêté.
- Ma tante, j’avais attendu tant de temps que j’étais trop tenté !
- Tu m’en diras tant ! Tu es d'un têtu ! C’en est entêtant !
- Etais-ce si inquiétant que tu t’es tant tendue ?
- En partant plus tôt  tu aurais pu monter les montants du auvent ! Qu’as-tu en tête ?
- Par tant de vent ? Même en m’y prenant dans les temps je l’aurais pris dans les dents !
- Autant pour moi. Mais tu aurais pu tenter, car en ôtant le auvent ça a tendu la toile tant et tant que ça a rabattu le battant !
- Tu n’as pas tort. Tant pis. C’est tant embêtant que le vent en emporte autant ! "

J'ai relevé la tête du manuscrit, la moue sceptique et le sourcil en accent circonflexe. Wig, droit comme un "i" dans mon canapé, me regardait avec des yeux emplis d'espoir. Tellement emplis que j'ai cru que ça allait déborder. J'ai soupiré.

"Et tu veux que je t'aide à répéter 'ça' ?"

Il m'a sourit en découvrant toutes ses dents, ses canines crispées sur sa clope comme un piège à loup sur la patte d'un animal blessé. J'ai soupiré encore.

"Putain c'est chaud tes cours de théâtre, là !"

Sven Thomasson Vërgson
29ème jour de Novembre 2067

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27 novembre 2007

Boss II, le retour

« Boss, tu peux quand même pas m’engueuler pour un truc que j’ai pas fait !
- Sauf s’il s’agit de ton travail, Vërgson.
- Dit comme ça, forcément… »

Je sais pas si tu te souviens, mais boss a quitté le boulot coincé. Il jure que ça va mieux, mais personnellement je vois pas l’amélioration : décoincé du dos, peut-être, mais pour le cul son kiné n'a pas l’air terrible.

« C’était pas mon boulot, c’était le tiens !
- J’étais en arrêt, Vërgson. Du coup ça devenait TON travail.
- Ben tiens. »

Faut bien avouer qu’il est parti un peu précipitamment, quand il s’est blessé, et que j’étais un peu trop mort de rire pour lui poser des questions sur les dossiers en cours. Je me suis retrouvé du jour au lendemain sans boss, sans instruction, sans même une « to do list ». Et moi, à part mon job, la seule chose dont je m’occupe dans la boîte c’est la machine à café…

« Bon, on va pas s’engueuler des heures, non ? Ce qui est fait est fait.
- Et ce qui n’est pas fait, n’est pas fait… »

Je vais demander au kiné qu’il me rende mon ancien boss : je ne sais pas ce qu’il lui a fait, mais le nouveau est PIRE.

Sven Thomasson Vërgson
27ème jour de Novembre 2067 

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16 novembre 2007

Il est de retour

Je l'aime bien, ce type. Peut-être parce qu'il me rappelle un peu mon oncle : un humour à dépuceler un ours, de jolies choses à dire quand il s'applique, et cette bougeotte qui caractérise si bien les éternels insatisfaits. Un coup ici, un coup là, je lui ai connu diverses identités... mais toujours le même visage sympathique, même s'il faut toujours un temps avant de le reconnaître, avant d'être sûr que c'est lui, que c'est bien lui, de retour.

Pour sûr, ça faisait un moment qu'on l'avait pas vu dans le coin. La dernière fois que je l'ai croisé, c'était à la buvette, comme souvent à l'époque. Et puis le lendemain, il était parti. Encore. Mais on savait tous, ici, qu'il finirait par revenir. Même lui le savait bien. Où était-il, pendant tout ce temps ? Nul ne pouvait prétendre le savoir, et en fait je crois qu'on s'en fichait tous un peu. On pensait juste à lui, régulièrement, avec ce petit sourire nostalgique et ce petit rire d'anticipation en imaginant le jour où.

Et puis il est revenu, discrètement, sans faire de vague. Il est retourné dans les galeries qu'il fréquentait, a retrouvé les gens et les odeurs, sans s'annoncer, sans se découvrir. La rumeur a fini par arriver à mes oreilles. "Pa'aît qu'il est de 'etou'" qu'il m'a murmuré, Lewis. Et puis finalement je suis tombé face à face avec lui, avec cette silhouette que j'avais déjà croisé ces derniers temps sans y faire vraiment attention. J'ai ouvert de grands yeux.

"Oh putain, c'est toi ?" que je me suis exclamé.

Il m'a sourit.

"Quoi, t'as pas reçu mes cartes postales ?" qu'il m'a rétorqué.

Monsieur Bremier est de retour.

Sven Thomasson Vërgson
16ème jour de Novembre 2067

PS : ça tombe bien qu'il soit de retour, ça te fait de quoi lire. Et si tu pensais que cette note parlait de mon propre "come back" sur la toile, tu en es pour tes frais. Et arrête un peu de râler, ça fait même pas deux semaines que je me suis barré : je t'ai parlé d'une parenthèse, pas d'une pause pipi.

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