Blanc comme neige...

Le blog d'un terrien dans les années 2060, rédigé depuis une cité enterrée sous la glace et la neige, à une époque bouleversée par les changements climatiques.

31 décembre 2008

Un an s'éteint, un autre s'éveille

"Eh Sven, écoute ça : il paraît que les sites de cul ont perdu 8% de fréquentation cette année.
- Ouais, je sais bien, mais j'y pouvais rien, y'avait pas internet où j'étais."

Il s'est marré avant de se replonger dans le quotidien traçant le bilan de cette année mourrante.

"Boarf, ça ira mieux l'an prochain : 2069, c'est un bon chiffre !"

J'ai répondu "mouais".

Si tu me lis depuis suffisament longtemps, tu sais que je préfère les années paires aux années impaires. Surtout que cette année qui s'achève, j'en ai particulièrement profité, et elle restera marquée dans les annales de mon histoire personnelle. C'est ainsi que c'est comme ça.

Ceci étant dit, une nouvelle année, c'est toujours trois cent soixante cinq jours nouveaux à utiliser. Et tu peux en faire un paquet de choses, en trois cent soixante cinq jours. Et si t'es pas trop con, tu devrais avoir conscience que c'est à toi de décider de ce que tu vas en faire. A toi de voir ce que tu veux qu'elle soit. A toi de faire en sorte qu'elle soit bonne.

En ce qui me concerne, ce sera la première année d'une nouvelle ère.

Et si tu me dis que je manque pas d'ère, ben je te répondrais que je t'emmerde : je fais ce que je veux de ma vie (et moi au moins j'en ai conscience). Et si tu me souhaites tes voeux, je te souhaiterai en retour une excellente santé, et un peu de réussite dans ce que tu entreprendras.

Puisses-tu trouver dans cette année naissante ce que tu y chercheras.

Sven Thomasson Vërgson
Dernier jour de l'année 2068

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29 décembre 2008

Changer l'ordinaire

"Tu fais quoi, pour le nouvel an ?"

Vingt-et-un. Et tu pourrais me poser la question une vingt-deuxième fois que ça ne changerait rien.

C'est que c'est tous les ans la même histoire : l'an prochain, promis, on s'y prendra mieux. On y réfléchira à l'avance, on organisera quelque chose, on réservera un truc, ça sera super, tu verras. Et puis comme d'habitude, on est occupé et on laisse traîner. Toi, moi, les autres. Personne ne s'occupe de rien, on ne réfléchit pas vraiment, on organise que dalle, on ne réserve rien. Et deux jours avant le dernier jour de l'année, quand on te pose la question pour la vingt-troisième fois, tu te contentes de hausser les épaules en grognant une réponse que même toi tu ne comprends pas.

Oh, je ne passerai pas la soirée du réveillon seul chez moi, hein ! D'abord parce que je n'ai pas de chez moi - si ça c'est pas de la bonne raison ; mais aussi parce que j'ai la chance de ne pas manquer d'amis et de connaissances. Je vais bien m'incruster quelque part, on va bien improviser une bouffe, un machin. Mais - et regarde comme je suis à plaindre - on fait déjà régulièrement ce genre de choses dans l'année. Alors bon, le 31, ça va pas sortir de l'ordinaire. Et moi j'aime bien marquer le coup. J'aime bien, tant qu'à faire, me taper une petite soirée qui ne ressemble pas à ce que j'ai déjà pu vivre cette année. Partir ailleurs, changer d'environnement.

"Et si on faisait un truc chez toi, Hurley ?
- Si vous voulez.
- Mais va falloir ranger et nettoyer, alors.
- Pourquoi ? Il est bien comme ça mon appart !
- Tu trouves pas qu'il y a comme une odeur ?
- Il sent l'homme mon appart. L'homme, le vrai.
- Celui mort depuis qinze jours."

Si tu ne peux pas aller dans un environnement nouveau, change le tiens (cette conclusion fera office de bonne résolution pour cette année, en ce qui me concerne).

Sven Thomasson Vërgson
29ème jour de Décembre 2068

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25 décembre 2008

Joyeux Noël

Joyeux Noël à toi, quand que tu vives, où que tu sois.


_claircie

Sven Thomasson Vërgson
25ème jour de Décembre 2068

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24 décembre 2008

Cher petit Papa Noël...

Nous sommes assis à l'arrière de la charrette en bois. La charrette en bois est à l'arrêt, sans cheval pour la tirer, isolée au milieu d'un grand champ à l'herbe grasse et incroyablement verte. Non loin de là, il y a un arbre qui doit être un pommier. Le ciel est limpide, le soleil chaleureux, et la légère brise est agréable. A quelques pas de la charrette, des amis pique-niquent.

Nous sommes assis côte à côte à l'arrière de la charrette, et une petite fille accoure vers nous en riant, lançant une couverture sur nos têtes en nous demandant de compter les moutons. Les moutons, ça me fait marrer, et du coup je prends un gentil coup de coude dans le flanc. Et on rigole, sous la couverture.

Puis elle me pousse des deux mains, et ricanant toujours je bascule dans l'herbe. La couverture s'envole à quelques pas. Elle se laisse tomber dans l'herbe à côté de moi, en souriant, allongée les bras en croix. Elle sourit d'aise. La charrette porte sur nous une ombre bienvenue. Je lève une jambe, réalise que je porte un pantalon court, et que le soleil joue sur mon pied nu. On discute. Je ne me souviens plus de ce qu'on dit, à part mon étrange remarque :

"Il fait sacrément bon, pour un hiver..."

Et elle qui répond, en fermant les yeux sous le simple plaisir d'être là :

"Carrément."

***


C'est relativement rare que je me souvienne si bien de mes rêves au réveil. Pourtant, celui de cette nuit - clair, net et particulièrement lumineux - me trotte dans la tête depuis ce matin, doux, rassurant.

Ceci étant dit, si tu souhaites voir le Père Noël passer chez toi ce soir et exhaucer tes rêves, un conseil : soit moins exigeant que moi.



Sven Thomasson Vërgson
24ème jour de Décembre 2068

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23 décembre 2008

Couleur de feu

"J'ai les boules" que je lui ai répondu.

L'histoire m'est arrivée hier soir, dans une galerie secondaire qui n'est pas spécialement réputée pour être sombre, mal fréquentée ou à éviter. En ces périodes de fêtes, c'était même chouettement éclairé, à l'aide de ces décorations d'un orange flamboyant qui font fureur cette année. A croire que toutes les galeries sont en feu. Je suppose que ces illuminations simulant flammes et braseros réchauffent un peu le coeur des hommes dans ces galeries givrées. Bref.

J'étais chargé d'aller chercher les décorations pour ma maison d'accueil, le bloc d'habitation de ma famille d'adoption, là où je vis depuis que je suis revenu : chez les faces de citron du clan Wong. J'ai pas d'autres endroits où aller, à part éventuellement chez Hurley (mais on mange mieux à la table de la mère d'HD).

J'étais chargé de cette lourde tache, donc, ainsi que de nombreux sacs et paquets, revenant péniblement par la traverse D7. La boîte coincée sous mon bras droit glissait lentement de mon étreinte, les anses des sacs coupaient la circulation du sang dans mes doigts, et malgré la condensation qui se formait devant ma bouche quand je respirais je peux te dire que j'avais sacrément chaud à l'intérieur.

Quand soudain 'plof', la boîte échappa à mon bras crispé et tomba à plat sur le sol, libérant quelques sphères brillantes et colorées destinées à faire briller le sapin en plastique. Sapin que je portais en bandoulière, plié dans sa bâche à bulles. Le 'plof' attira l'attention de deux jeunes qui discutaient sous une passerelle. Le premier tapota le bras du second, ils échangèrent un signe de tête et s'avancèrent vers moi. Moi, je haletais comme un boeuf en regardant ma boîte tombée au sol, me résignant à poser mes sacs pour ramasser les décorations qui tentaient la grande évasion.

"Yo mec, t'as une clope à nous filer, pour réchauffer les doigts de deux jeunes en période de Noël ?"

Au temps pour mon espoir d'un coup de main désintéressé.

"Désolé les gars, je ne fume pas" répondis-je, la condensation s'échappant pourtant de mes lèvres comme la fumée d'une cheminée.

Le second type fronça les sourcils, visiblement nerveux. Le premier garda un grand sourire.

"Tu veux un coup de main mec ?"

"Plus maintenant, en fait, vu ta sale tronche" pensais-je en silence. Mais j'ai appris à maîtriser un peu ma grande gueule cette année, alors je fis simplement "non" de la tête, me baissant pour ramasser ma boîte.

"Tu veux un coup de pied, alors ?"

Il était trop généreux pour accepter un second refus. Je pris sa godasse dans les côtes puis son poing dans la gueule. Et quelques autres coups, dont je te passerai les détails.

Ils s'enfuirent avec mes sacs : les décorations pour la maison des Wong, les guirlandes, les bougies, le petit Père Noël chanteur, le sapin en plastique dans sa bâche à bulles. Et même quelques cadeaux que j'avais acheté au passage, dont quelques barrettes en forme de papillon pour ma petite filleule. Il ne me restait que la boîte par laquelle tout était arrivé, piétinée, et la demi-douzaine de boules qui s'en étaient échappé et qu'ils n'avaient pas pris la peine de ramasser.

Quand HD m'a ouvert la porte, il m'a regardé de haut en bas puis a froncé les sourcils.

"T'as pas le sapin ?" qu'il a demandé.

J'ai tendu la boîte en carton grossièrement reformée, avec les sphères couleur de feu à l'intérieur.

"J'ai les boules" que je lui ai répondu.

Sven Thomasson Vërgson
23ème jour de Décembre 2068

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20 décembre 2008

Avoir raison

"Oh, ça m'étonnerait.
- Mais si, je te dis. Entre vingt-cinq et trente, au moins.
- Certainement pas. Tu rêves. Comment veux-tu que l'eau dépasse ne serait-ce que qinze degrés ?"

Je soupire, la tête entre les mains, les mains entre mes deux potes. C'est quoi cette discussion à la con ?

"Ecoute HD, t'es bien gentil, mais l'Avant je connais, hein. Bien sûr aujourd'hui y'a des icebergs dans la mer, mais à l'époque en été c'était pas pareil. Trente degrés c'est pas tant que ça, tu sais.
- Je crois que tu te rends pas compte, Hurley..."

Pourvu qu'on ne me demande pas mon avis. C'est le genre de dialogue stupide qui ne mène nulle part, et auquel les gens s'accrochent comme des forcenés. Comme quand l'autre jour Anne m'a embarqué dans cette joute verbale pour savoir si le logo de la boutique "Ronde" représentait la planète Terre ou un ventre de femme enceinte. Et dire que, comme un con, je me suis laissé entrainé jusqu'à ce que le ton monte ! Elle m'a même traité de crétin.

"De toute façon t'es jamais sorti à l'extérieur, HD, comment oses-tu me contredire à ce point ?
- J'ose parce que j'ai quand même fait plus d'études que toi, face de rat."

Je soupire. Je soupire, et je ferme ma gueule. Je sais pourtant - je suis sûr, en tous cas - qu'Hurley est dans le vrai : dans l'Avant, ici, dehors, dans la mer, on pouvait se baigner dans une eau à plus de vingt-cinq degrés. Alors, pourquoi je ne prends pas parti ?

Réfléchis : ça servirait à quoi, hum ? A vexer HD, qui va passer pour un naze ? A créer une animosité réelle entre mes deux amis ? A passer pour le petit prétentieux qui s'y connaît mieux que tout le monde en Avant ? Et tout ça pour quoi ? C'est vraiment vital de savoir à quelle température elle était, cette flotte ?

Nan, nan : je ferme ma gueule et je laisse parler. C'est mon nouveau credo.

De toute façon, neuf fois sur dix, ça sert à rien d'avoir raison.

Sven Thomasson Vërgson
20ème jour de Décembre 2068

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17 décembre 2008

Un ange passe

"Hé hé... les ptits cons..."

J'ai souri. De tous les visages levés vers le dôme de nanoplexi qui recouvre la place Garibaldi, j'étais le seul. Les autres fronçaient les sourcils, l'air inquiet ou clairement désapprobateur.

La gamine, allongée à plat ventre sur le dôme, dehors, riait aux éclats silencieusement. Des flocons de neige tombaient sur et tout autours d'elle, s'accrochant à ses cheveux épars, ou fondant au contact de la parois transparente. A plus de cinquante mètres au-dessus de nous, elle semblait voler, bras et jambes écartés. Dans son gros manteau blanc, la blondeur de ses cheveux lui donnait l'allure d'un petit angelot.

Oh, pour sûr, ce n'est pas autorisé. Marcher sur le dôme, je veux dire. La structure transparente de nanoplexi est supposée pouvoir supporter le poids d'un être humain, à fortiori celui d'une petite fille de huit ans, mais bon. C'est pas autorisé, quoi. Pas plus, pour un mineur, que de sortir à la surface sans être accompagné d'un responsable majeur. T'imagine bien alors pourquoi tous les gamins rêvent de le faire, et pourquoi une petite partie - à force de tenter - y arrive. Ils ne se prennent pas au sérieux et vont voler avec les flocons, s'étalant sur le dôme au-dessus de plusieurs dizaines de mètres de vide, petits anges échappés de leurs cages. Je ne crois pas qu'aucun adulte comprenne. Aucun de ceux qui étaient là, sur la place, le nez levé, n'aurait eu l'idée de le faire. Moi ça m'est bien arrivé, une fois, mais j'avais pas fait exprès.

Des fois je me dit qu'on est trop sérieux. Trop terre-à-terre. Alors j'ai souri, en regardant la gamine battre des bras et rigoler dans la neige. La vieille dame à côté de moi m'a lancé un regard noir, et j'ai haussé les épaules en m'éclaircissant la voix, lançant à la cantonnade :

"C'est peut-être parce que les anges se prennent à la légère qu'ils sont capables de voler..."

Sven Thomasson Vërgson
17ème jour de Décembre 2068

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15 décembre 2008

Opposition

"Franchement Sven, quand tu m’as annoncé ton départ il y a un an, ça m’a fait bizarre."

J’ai failli lui répondre "à moi aussi".

Les réactions à mon départ ont été étranges. Etranges, car j’ai été surpris de l’espèce d’animosité sous-jacente qui nageait sous les paroles des personnes avec qui j’en parlais. Une sorte de hargne cachée derrière les sourires, d’agressivité masquée par les "oh c'est génial !". J’exagère un peu, ouais, mais pas tant que ça.

"A vrai dire, je crois que j’ai été jaloux. Au fond de moi, j’avais envie d’être à ta place, de tout plaquer et de me barrer moi aussi."

J’ai rien répondu à Hurley, alors c’est HD qui a enchaîné.

"Moi honnêtement, j’ai pas compris. Peut-être parce que je suis né dans ce district et que je n’en suis presque jamais sorti, je sais pas. Je me suis demandé ce qui te prenait."

Et voilà. Mes deux potes résument à eux seuls une bonne partie des réactions auxquelles j’ai eu à faire face. Mais pas que. Il y avaient aussi ceux qui s’en foutaient comme de leur premier flocon, ceux qui considéraient ce voyage comme une preuve de richesse malvenue, et ceux qui semblèrent m’en vouloir pour des raisons que je ne m’expliquais pas.

HD a prit un air solennel. Avec cet air-là, il ressemble vachement à son père. Alors quand c’est pour nous sortir un dicton de famille, je vous raconte pas comme ça fait marrer Hurley.

"Toute personne qui fait quelque chose a naturellement contre elle ceux qui voudraient faire la même chose, ainsi que ceux qui font exactement le contraire…"

Hurley s’est pas marré et a opiné du chef, pour le coup. Moi, j’ai enfin ouvert ma gueule.

"Ouais. Ainsi qu’une autre catégorie de gens, bien plus vaste et sévère…"

Leurs deux regards se sont tournés vers moi, interrogatifs. Alors j’ai précisé.

"Ceux qui ne font rien."

Sven Thomasson Vërgson
15ème jour de Décembre 2068

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12 décembre 2008

Heureux qui comme Ulysse

"Ça t’a manqué, tout ça ?"

Marrant : j’allais justement lui demander si je lui avais manqué, moi.

Les vagues grondaient depuis le large, se gonflaient lentement, avançaient sur nous, puis craquaient dans un bouillonnement d’écume et venaient heurter les rochers, l’eau retombant à la mer, se retirant pour le prochain assaut. Des particules d’eau salée tourbillonnaient dans le vent, et tant que tu ne donnais pas un coup de langue sur tes lèvres pour vérifier le goût d’iode, tu aurais pu jurer qu’il pleuvait. Les nuages noirs participaient au bluff, attendant que le vent se calme et que l’eau de mer reste dans la mer pour déverser sur nous de quoi remplir sans doute une autre méditerranée. Ou ajouter quelques mètres de poudreuse à la glace déjà alentour.

Et nous étions là, assis sur notre poutrelle d’acier, non loin d’une balise rouge, un an plus tard.

Et non : pour répondre à la question, je dirais que non. Ça ne m’a pas manqué. Mais oui, je suis heureux de retrouver tout ça. Si j’avais posé ma question avant la sienne, c’est peut-être bien ce qu’il aurait répondu aussi.

"Tu sais Hurley, on ne peut pas découvrir de nouveaux océans sans quitter la plage, hein..."

Il a sourit.

"Tu ne réponds pas à la question…"

J’ai souris aussi.

On a voulu laisser passer un silence, mais le tonnerre en a décidé autrement. Putain, la vue ici est toujours aussi spectaculaire. Et j’en ai encore plus conscience maintenant.

"Alors comme ça, finalement t'es revenu ?"

Nouvelle tentative pour me faire parler. Mais comment tu veux que je lui explique tout le cheminement qui a fait que, un an plus tard, me revoilà aux portes de la Citée Azur, après tous ces tours et ces détours ? Comment veux-tu me faire expliquer à moi ce qui me manquait ici ? Ou ce qui m'a retenu d'y revenir plus tôt ?

"Ouais, je suis revenu. J’crois que j’ai oublié d’éteindre le gaz."

Il s’est marré. Moi aussi.
On change pas une équipe qui gagne…

Sven Thomasson Vërgson
12ème jour de Décembre 2068

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365 jours plus tard

traces



Carnets de route de Stanlislas Vërgson (extrait)

"J'avançais depuis des jours en me guidant des traces d'un marcheur qui était déjà passé par là. Et ce n'est que lors d'une éclaircie, en voyant mon environnement, que je compris que les traces que je suivais étaient les miennes..."

Sven Thomasson Vërgson
12ème jour du mois de Décembre, un an plus tard...

Posté par STV_ à 12:30 - Angoisse de la page blanche - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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