Blanc comme neige...

Le blog d'un terrien dans les années 2060, rédigé depuis une cité enterrée sous la glace et la neige, à une époque bouleversée par les changements climatiques.

30 mars 2009

Carton de patates

J'ai reçu un colis, lourd comme un sac de patates.

Dedans, tout un tas de bouquins qui appartenaient à mon oncle, qu'un copain a retrouvé et qu'il m'envoie pour le plaisir. Ils sont cornés et ils ont pris un coup de vieux. Faut dire qu'ils sont plus tout jeunes, car pour la plupart ils datent du début des années 2000. Il y a plein de choses, plein de styles, et je ne suis pas sûr que mon oncle ait vraiment lu tout ça.

Dans la catégorie "tout et n'importe quoi, mais surtout n'importe quoi", j'ai feuilleté un bouquin coloré qui se titre "Merlin l'Ange chanteur", de Catherine Dufour. On y suit la vie de Merlin, l'âme la plus noire qui ait jamais vécu sur terre. L'auteur revisite le mythe de Merlin, c'est du grand n'importe quoi, et c'est sacrément jouissif.

Dans la catégorie "livres pas que pour les enfants", j'ai retrouvé un tout petit bouquin, "Le petit prince". C'est au final assez niais, mais je l'ai dévoré en une soirée tout de même. Niais mais touchant.

Dans la catégorie "grands classiques", j'ai trouvé l'intégrale de l'oeuvre d'Asimov. C'est peut-être pas ce que tu appelerais des grands classiques, mais ça l'est pour moi. "Fondation" ou "Les robots" ont visiblement marqué l'esprit de mon oncle, au vue des annotations au crayon gris qu'il a laissé à l'intérieur des couvertures. J'ai trouvé plusieurs livres de Barjavel, comme "Le voyageur imprudent", rangés tout prés de ceux d'Asimov.

Dans la catégorie "littérature contemporaine", je n'ai rien d'autre que quelques thrillers d'espionnage, donc quelques uns en anglais, comme "Fury", de G.M. Ford. Je ne savais pas que mon oncle lisait l'anglais. Il a noté "puissant", dans la couverture de l'ouvrage suscité. Va comprendre.

Dans les catégories "apprendre en s'amusant" et "parfois je lis des trucs intelligents mais après j'ai mal à la tête", je n'ai rien trouvé. La carton ne contient que des romans, 100% de pures fictions. Mon oncle ne lisait que pour se changer les idées, visiblement, et se foutait bien de savoir si le bouquin allait lui apprendre quelque chose ou si le récit était intelligent. J'avoue que je le suis dans cette logique.

Dans la catégorie que je rajoute pour le fun (à savoir la catégorie "pour le fun", justement), je citerais la série des "Malaussène" de Daniel Pennac, la série ayant pour héroïne Thursday Next de Jasper Fforde, et en anglais "Skuldugerry Pleasant" de Derek Landy. Juste trois séries fun, plaisantes à lire, de la pure détente. La lecture comme mon oncle et moi nous l'aimons.

Faudrait que j'en parle à une amie qui aime les bouquins, voir ce qu'elle pense de tout ça et quelles sont ses préférences, à elle.



Sven Thomasson Vërgson
30ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 19:30 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2009

Pour la postérité

Le petit album tourne entre mes doigts, et derrière les pochettes plastifiées je contemple de vieilles photos en noir et blanc. Blanc comme neige.

Elles datent, ces photos. Elles datent du temps des parents de mes grands-parents. Elles datent d'un temps où les photos se tiraient sur pellicules, où les pellicules coûtaient cher à l'achat autant qu'au développement, où l'on ne prenait pas de photos sur le vif ou de photos "juste pour rire". On posait pour la photo, en ce temps-là. Ces membres de ma famille sont en habits du dimanche, alignés comme au peloton. Ils posent pour la postérité. Et, quelques dizaines d'années plus tard, c'est moi, la postérité.

J'en ai peu. Nous en avons peu : de vieilles photos, des lettres jaunies, d'anciennes cartes postales. Ils n'étaient pas si fréquents, et ils ont mal tenu la durée. Et nous ne connaissons quasiment pas notre passé, du coup. C'est un changement flagrant pour nos jeunes générations : étant gamin nous avions tous des appareils photos numériques, internet battait son plein, les téléphones portables faisaient aussi vidéo. J'ai des centaines (des milliers ?) d'emails conservés en mémoire sur mes disques durs, plusieurs gigas de photos débiles ou sérieuses et de vidéos en couleurs et en sons.

Je sais à peine à quoi ressemblent mes aïeuls. Je connais la coupe de leurs vêtements sans en voir les couleurs. Je ne les ai jamais vu bouger. Je ne connais pas le son de leur voix. Je ne sais rien d'eux.

Mes gosses pourront contempler leur père quand il n'était lui-même qu'un mioche, pourront l'entendre parler, le voir bouger, rire et faire la fête. Ils auront des photos de son seul costume, de son premier appartement, ou de son cul. Ils pourront lire les mails coquins qu'il échangeait avec leur mère et voir se développer leur idylle sur internet.

Et je suis sûr qu'ils me respecteront bien moins que je ne respecte ces figures pâles figées dans du papier jauni.



Sven Thomasson Vërgson
28ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 15:18 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2009

Aveugle

J'avance dans la galerie de ma démarche étrange, démarche que j'essaie d'oublier en me concentrant sur autre chose. Le froid, par exemple. Le froid de mon souffle blanc que j'expire régulièrement ; Le froid de mes os que j'évacue par frissons successifs ; Le froid des sons, même, du plic-ploc des canalisations vétustes aux échos d'acier des coursives métalliques. Des échos de mes pas sur la coursive métallique. Et hop, la boucle est bouclée, je repense à mes bruits de pas, et je grimace.

Je me suis blessé, et je ne marche plus normalement. J'ai commencé par des béquilles, les premiers jours. J'en suis à la canne. Je marche avec une jambe qui se plie, et l'autre qui ne se plie pas. Je déambule et je me dandine, plus que je ne marche vraiment, la tête et le tronc penchés à droite pour rehausser ma hanche gauche et pour ramener ma jambe d'arrière en avant.

J'ai mal et je suis ridicule, mais plus que tout c'est le son de mes pas qui me crispe le plus. Mon oreille musicale est peut-être chagrinée par la disparition de la mélodie de mon pas cadencé. Ou peut-être suis-je trop habitué à m'écouter marcher en solitaire dans des galeries parallèles désertes.

A m'écouter et à ne rien voir. Il est sans doute là mon problème : j'écoute et je ne vois pas. Comment l'expliquer autrement, en vérité ? Car, crispé par le son, et avançant dans la galerie de ma démarche étrange, j'essaie de l'oublier en me concentrant sur autre chose. Mes yeux, par exemple, et ce jeune gamin qui tague calmement un réservoir d'acier gelé ; son bonnet noir sur lequel est brodé une feuille blanche ; son regard expressif et son visage qui l'est moins ; la souplesse de son bras qui m'impressionne, comme si la bombe de peinture se balançait au bout d'un gros élastique. Et je fronce les sourcils, car si mes yeux le détaillent pour la première fois, j'ai l'impression de l'avoir déjà vu. Pire, en le regardant vraiment - je le répète : pour la première fois - ma mémoire me renvoie des images en pleine gueule et je me rends compte qu'il a toujours été présent dans mes galeries. Que je l'ai croisé ici. Que je l'ai aperçu .

Et c'est ainsi que pour la première fois, alors que mon pas cahotant me fait passer devant lui, ma tête tourne et mes yeux le fixent. Je le dévisage et le découvre. Enfin, pour moi, après tout ce temps, il existe. Il a l'air surpris que je le remarque enfin. Pas autant que moi. Je suis stupéfait de réaliser qu'il y a des choses qui se passent sous notre nez sans qu'on ne les remarque jamais, sans que notre cerveau ne nous le mentionne.

Je suis effrayé, parfois, de voir à quel point je suis aveugle.
A quel point nous le sommes tous.


Sven Thomasson Vërgson
24ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 18:30 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 2009

Hier

Ce n'était pas une journée exceptionnelle, pourtant. Le type de journée qui s'oublie, simplement parce qu'elle ne contenait aucun évènement particulier, aucune rencontre sortant de l'ordinaire. Aucune photo ne l'immortalise, la journée d'hier.

Malgré tout ça - ou peut-être en partie grâce à tout ça - c'était une putain de bonne journée, hier. A la surface, il faisait grand beau, et le soleil tombait en puits aveuglants sur les places disposant de dômes en nanoplexi. Les gens étaient souriants. Mon travail était agréable, pas pénible une seule seconde, et j'avais l'impression d'être utile. J'ai déjeuné avec un ami, qui m'annonçait un second bébé à venir. Le repas était simple mais sacrément bon. J'ai terminé de bonne heure, et j'ai usé le reste de l'après-midi plongé dans un bon bouquin. J'ai passé un bon moment en cuisine, parce que j'avais envie, et le résultat en valait la chandelle. Le cinéma que je me suis improvisé l'a parfaitement conclue, cette journée d'hier.

C'était une journée simple et belle. Une putain de bonne journée, hier.

Vivement hier prochain.


Sven Thomasson Vërgson
22ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 19:00 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2009

Silence

"Qu'est-ce qu'il y a, Sven, tu dis plus rien ?"

Ben ouais. Qu'est-ce que tu veux, on se refait pas : je suis un râleur.

Relis-moi : j'use de l'humour noir ou du cynisme, des métaphores ou des paraboles, mais sans déconner, faut bien l'avouer, j'écris surtout pour me plaindre ou évacuer les trucs qui me gonflent. Et là, ben je me sens plutôt bien, j'ai rien sur quoi gueuler.

Et franchement, ça fait chier.


Sven Thomasson Vërgson
21ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 12:51 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mars 2009

Mise à jour

"Sans déconner Sven, tu as changé, je t'assure. Ton voyage là, c'est comme si on avait mis ton logiciel à jour. Un Sven 2.0 quoi..."

Mouais. Tu auras reconnu Hurley, non ?

Huit mois dans les steppes glacées, tu parles d'un patch ! Ceci dit, et puisque je suis assez con pour jouer le jeu, il faut bien reconnaître que l'analogie n'est pas si stupide. Regarde.

Comme pour un logiciel, tout le monde attendait mon retour avec impatience, en ne parlant que du "nouveau Sven", et sans tarir d'éloges sur mes nouvelles qualités supposées.

Comme pour un logiciel, les premiers changements visibles sont essentiellement graphiques : nouvelles pompes, nouvelle coupe de cheveux, perte de poids, il y a indéniablement "évolution". Comme certains n'hésitent pas à le dire, ça ne veut pas dire "amélioration".

Comme pour un logiciel, après le petit délai de surprise, on découvre que les anciens gros bugs sont toujours là. C'est la déception. Et puis, à force de l'utiliser, on découvre que plusieurs petits bugs ont, eux, disparu. On apprend à apprécier.

Comme pour un logiciel, après plusieurs mois, la plupart des gens préfèrent quand même la nouvelle version, même s'il y aura toujours un ou deux râleurs pour dire que "c'était mieux avant". Et tout le monde est d'accord pour dire, qu'au fond, c'est bien bonnet blanc et blanc bonnet.

Et au final, comme pour un logiciel, t'as pas trop le choix : soit tu changes de fréquentations, soit tu te tapes le Sven 2.0.

Allez, fais pas cette tête va : je suis en Open Source.


Sven Thomasson Vërgson
11ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 14:00 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mars 2009

J'aime

J'aime quand elles me contredisent, avec cette étincelle dans le regard qui prouvent qu'elles ont tort et qu'elles le savent très bien. J'aime les sourires entendus qu'elles étirent jusqu'à leurs oreilles, et ces secondes d'attente durant lesquelles elles me laissent chercher ce que ça peut bien vouloir dire - surtout quand ça ne veut rien dire du tout. J'aime quand elles se plaignent d'une barbe râpeuse, d'une chemise non repassée ou d'un peu de gras au bide. J'aime quand elles m'obligent à des jeux stupides - courte paille, pile ou face - afin de décider qui conduit ce soir ou qui fera les courses demain. J'aime le regard mutin ou le tirage de langue boudeur.

Et tant pis si au fond elles sont gentilles, sensibles, douces, intelligentes ou fortes. Je suis prêt à fermer les yeux sur leurs qualités, quelles qu'elles soient.

Je n'y peux rien : j'ai toujours aimé les emmerdeuses.


Sven Thomasson Vërgson
8ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 19:00 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mars 2009

Un poil trop grand

Ma housse de couette est plus grande que ma couette.

J'ai réalisé ça en me couchant, hier soir. C'est pas une plainte, hein, seulement un constat. C'est pas non plus de ma faute, car malgré les vastes rayons de l'hypermarché, je n'ai pas trouvé de housse à la bonne taille. La housse est donc aussi longue, mais un poil plus large que la couette. J'aime bien, en fait : ça lui donne un aspect tout fripé qui la rend plus douillette à regarder. Si j'aimais les lits parfait j'utiliserais des draps et ferais mon lit au carré. Là, ça fait un peu boule moelleuse encourageante, parce que la couette ne remplit pas tout à fait la housse. Il y a du vide.

Et, va savoir pourquoi - peut-être parce qu'au moment du coucher l'esprit se sent déjà plus léger, rêvant par anticipation - mais ça m'a fait penser à moi, ado. A quatorze ans, je ne portais que des tee-shirt de taille XL. On aurait pu mettre deux Sven dedans, bien sûr, mais je ne me sentais à l'aise que si je flottais dans les fringues que je portais.

Alors, j'ai repensé à ce jeune Sven à l'aise dans ses fringues pleins de vide, en me roulant en boule sous cette couette si douillette dans sa housse trop grande pour elle.

Et je me suis endormi en me disant que, finalement , j'étais capable  de me sentir à l'aise dans cette vie qui, actuellement, me semble une taille au-dessus.


Sven Thomasson Vërgson
6ème jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 21:57 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2009

Trouver sa voie

"Et toi Sven, quel impact sur ta vie professionnelle ont eu tes parents ?"

C'est une sacrée question, qu'elle ma posé.

Moi, je crois te l'avoir déjà raconté, je voulais être pilote d'hélicoptère. Ma foi, ça a duré une bonne partie de mon enfance, et ce même après que j'eu découvert que j'avais peur du vide - et avant que je ne découvre qu'on n'éprouve aucun vertige en hélicoptère.

Mes parents ont deux profils distincts. D'un côté, mon père n'a aucun diplôme. Aucun. Il n'a jamais rien étudié, et est devenu un bon commercial grâce à un bagout naturel et un sens de la débrouillardise acquis dans ses jeunes années. D'un autre côté, ma mère a fait des études scientifiques et a travaillé longtemps et posément en laboratoire. Aucun ne m'a poussé dans un sens ou dans l'autre, et au final, dans l'électronique, je suis dans une branche bien éloignée des leurs.

Concernant les études, je ne me souviens pas vraiment m'être posé la question : j'avais des facilités. Et plus je grandissais, moins je savais quoi faire. Et quand on ne sait pas quoi faire et qu'on trouve facile de faire des études, ben on ne se pose pas de question : on fait des études.

Puis, avec Hurley, et pendant longtemps, nous voulions être architectes. Je crois que, pour la première fois, ressortait dans mes choix et envies un trait de caractère purement personnel : mon côté créatif, mon envie de concevoir et construire quelque chose.

Au final, j'ai débarqué dans ce qui est aujourd'hui mon métier par hasard, pour la simple et bonne raison qu'on ne se rend compte que très tardivement de l'étendue des métiers qui existent - j'en découvre tous les jours. J'ai découvert le miens bizarrement, au détour d'une option facultative, à vingt ans passés. Je ne pense pas être un cas isolé.

Guider ses enfants sur la voie professionnelle ne doit pas être chose aisée. Je me souviens très clairement que, même à l'adolescence, je m'en foutais pas mal de ce que je voulais faire plus tard, la seule échéance étant l'année scolaire en cours.

Tenter de détecter là où l'enfant est doué, titiller sa curiosité, c'est peut-être ça qu'il faut faire. Mais ce qu'il faut surtout tenter de cultiver, c'est leur faculté d'adaptation : aujourd'hui on n'a plus de métier, on a des compétences. Le métier à vie, ça n'existe (presque) plus.

Et, qui sait ? Je finirai peut-être pilote d'hélicoptère...

Sven Thomasson Vërgson
Troisième jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 14:00 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2009

Stagnation

"Fais chier : je stagne !"

Non, ce n'est pas une citation provenant de la vaisselle s'entassant dans mon évier. Cette voix, c'est celle d'Hurley.

"Je vois toujours les mêmes gens, dans les mêmes cadres. J'en ai marre, Sven. Comment veux-tu que je rencontre des personnes nouvelles ?"

Ouais, bon, c'est sûr, c'était plus facile de voir du monde quand on était étudiants, qu'on allait de fêtes en fêtes, et qu'on était sportif.

"Toi c'est différent Sven : tu as plein d'amis, tu sors, tu fais du sport. Tu dois avoir plein d'opportunités sympa, à la piscine..."

Au cas où tu ne maîtriserais pas encore le vocabulaire d'Hurley, je précise que dans sa bouche, "opportunités" a forcément un rapport avec la gent féminine. Bon, en l'occurence, Hurley se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, mais je n'osais pas le contredire : j'ai horreur quand il part dans son monologue au sujet des lois et théorèmes de l'univers. Pourtant, la vérité c'est qu'en allant régulièrement à la piscine, j'en avais découvert une nouvelle, de loi. Une loi que n'aurait pas renié notre bon Murphy et qui pourrait s'exprimer ainsi :

"Si tu es un mec et que tu vas à la piscine pour draguer, tu constateras que 90% des filles du bassin sont en surpoids et viennent tenter de brûler leur cellulite, quand 90% des mecs du bassin sont des apollons qui viennent entretenir leur musculature déjà parfaite".

Mais je n'osais pas le contredire, donc : vaut mieux faire envie que pitié, pas vrai ?

"Je stagne !"

Tu remarqueras que je n'avais pas encore ouvert la bouche. Pour dire quoi, de toute façon ? Je le connais, mon Hurley, hein. Comme beaucoup de gens, il aime se faire plaindre. Problème : je suis pas un très bon pote, dans ce domaine.

"Hurley, je viens d'avoir une idée géniale.
- Ah oui ? Laquelle ?
- Et si tu bougeais ton gros cul ?"

Ouais, ouais, je sais ce que tu penses. Mais oh, ça va hein : on voit bien que c'est pas toi qui fait la vaisselle.


Sven Thomasson Vërgson
Premier jour de Mars 2069

Posté par STV_ à 09:30 - Entre gris clair et gris foncé - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1